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En direct du projet Symbiose
02
mai
2009
7

Moments choisis

Le vieux de Jefman

old man

Pour faire son interview, on l’avait attendu plus de quatre heures, et puis le vieux de Jefman est enfin arrivé. On a trouvé un petit bout de plage au calme pour faire son interview et enregistrer ses chansons. Déjà les vagues poussées par la marée nous léchaient les pieds et le soleil déclinait. Il fallait faire vite.
A la première question il a commencé à nous parler de toute sa famille, de son premier frère, de son deuxième frère, de son troisième … Alves qui menait l’interview a bien essayé de l’interrompre mais, c’était un vieil homme, on lui devait le respect…
Le soleil tombait toujours, le vieux de Jefman avait maintenant les chevilles immergées et des nuages noirs pointaient sur nous. On a réussi à avancer dans l’interview, il ne restait que les chansons à enregistrer.
Tout le sable de la plage était alors recouvert, on avait les pieds dans l’eau ; Sébastien a fait une dernière prise quand les premières gouttes d’eau arrivaient. Finalement on a juste eu le temps de prendre le bateau avant l’ondée. Ouf !
Le sourire de ce vieux au soleil couchant restera longtemps dans ma tête.

Coupeur de bois

Coupeur de boisPour les besoins du film, il nous fallait une séquence pour montrer les impacts du saccage des forêts de Waigeo sur les écosystèmes marins. Nous avons donc suivi Ramadan dans une de ses journées de travail en forêt. Avec sa tronçonneuse géante, il parcourt le sud de l’île pour abattre les arbres les plus gros et les plus précieux.
Il nous a tout d’abord amené sur son chantier actuel, un grand merbaho abattu récemment et qu’il transformait en planche. La séquence terminée, il s’est tourné vers nous en nous demandant quel arbre nous souhaitions qu’il fasse tomber pour les besoins du film. À ce moment, un malaise s’est emparé de nous, il nous demandait de choisir quel géant de plus de cent ans nous voulions voir s’effondrer avec fracas. On s’est vu dans un mauvais film ou le héros doit choisir lequel des membres de sa famille va mourir en premier!
Voyant notre angoisse monter, il est parti faire un tour pour repérer un gros arbre vermoulu dont il ne restait que le tronc. Nous avons donc bien vite accepté et filmé la chute de ce bout de bois inerte. La séquence était bonne et notre conscience avait échappé a une séance de torture!

Avant la pêche de nuit à Teluk Mayalibit

Entrée de la baie de TelmaOn embarque dans une petite pirogue pour rejoindre le lieu de pêche. Assis sur la plateforme de bambou, on file au raz de l’eau. La nuit est noire et en hauteur, on distingue l’ombre des montagnes qui fait comme un calque sur le ciel. Elles sont hautes et toutes proches ; elles forment comme un impressionnant goulet autour de nous. (Lire la suite…)

Ecrit par Sébastien & Cécile dans : Actu projet | Tags : ,
16
avr
2009
3

L’archipel karstique de Wayag

Mi-air Mi-eau

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Il ne faut pas toujours se fier à ce qui est visible depuis la surface, on risquerait de se méprendre…

Wayag est un archipel qui couvre 155 000 ha à l’extrême nord-ouest de Raja Ampat. Depuis Sorong, il nous a fallu plus de six heures en hors-bord pour rejoindre cet endroit; il n’y a là aucun village, aucun habitant et rares sont les hommes qui s’y promènent. Ces îles karstiques sont parmi les paysages les plus connus de Raja Ampat.

Sous l’eau, par quelques mètres de fond, la vue est dramatique. Le récif est un désert de débris ; tout le corail a été cassé par de nombreuses années de pêche à l’explosif. Cette pêche destructive vise principalement les bancs de poissons et est très profitable pour ceux qui la pratiquent. Mais l’écosystème s’en trouve effondré et la diversité des poissons diminue. Il faudra plus de cent ans pour que le récif retrouve son état initial.

En Novembre 2006, la zone des îles de Wayag et Sayang a été déclarée officiellement Aire Marine Protégée et une patrouille d’habitants de l’île voisine de Kawe en assure la surveillance. En septembre 2007, la communauté a décidé de fermer la zone à tous les types de pêche pendant un an, afin de laisser le temps à la ressource de se régénérer. Actuellement, la pêche y est toujours interdite et la collecte des concombres de mer et des coquillages n’est que saisonnière. (Lire la suite…)

Ecrit par Sébastien & Cécile dans : Mi-air mi-eau | Tags : , , ,
08
avr
2009
2

Photos de Raja Ampat

wayag
ilots marche fille
ponton wayag saondarek marche poisson
tortue village pecheurs anchois garcon
avant plongee ecole preparation huile de coco

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Ecrit par Sébastien & Cécile dans : Actu projet | Tags : , , ,
26
mar
2009
3

Changement de cap…

Ayau satAyau, Papouasie occidentale. Un bout du monde, une poussière de sable perdu à la lisière de l’océan Pacifique… Voilà où nous avons échoué la semaine dernière. Cet atoll et ses habitants nous ont accueillis pendant quelques jours et nous avons pu entrapercevoir un fragment du passé, un endroit où l’homme vit en symbiose parfaite avec son environnement naturel depuis des siècles.
A 5h de bateau, 150 km de Sorong, on pourrait croire cet endroit à l’abri du monde moderne et de ses influences mais il n’en est rien. Notre film commencera sur cet atoll de Papouasie. (Voir sur Google Earth)

Retour sur les semaines passées :
Marché aux poissonsFin février nous travaillons à la finalisation du film pour Nusa Penida. Ce film aura mis du temps à naître… comme le projet d’Aires Marines qui lui aussi prend son temps pour voir le jour.
Ecriture, réécriture, modification, jusqu’à la dernière minute, il a fallu trouver le ton juste pour raconter l’histoire de ces îles, de ces habitants et du lien qui les unis avec le littoral. Avec Iwan, nous avons été chercher dans les fondements de la religion hindoue pour trouver l’angle d’approche qui parle aux communautés de l’île. C’est en associant la sagesse traditionnelle aux nouveaux outils de gestion des milieux naturels que l’on peut, peut-être, trouver une solution.
La question est simple : voulons nous d’un développement incontrôlé basé sur un modèle de société capitaliste ou choisissons nous une voie différente, une voie où l’homme conserve ce lien fragile avec la nature et encadre, régule, l’exploitation de son environnement ?
Ces réflexions dépassent le simple cadre de la conservation des écosystèmes marins et cela nous a passionné (le film est lui plus tempéré). Nous n’avons pas donné de solution dans ce film mais juste suggéré des pistes à travers les régulations traditionnelles déjà appliquées dans certains villages.

InterviewNous travaillons actuellement à la traduction française de ce film de 15 min qui sera diffusé à Nusa Penida mais aussi peut être sur les chaînes de télévision balinaises. Vous pourrez ainsi le voir sur notre site.

Le projet Symbiose, après quelques louvoiements à la fin février, a changé de cap à la mi-mars. Plus de tournage à Berau sur Bornéo avec l’ONG The Nature Conservacy. En effet, malgré plus de 6 mois de contacts et de nombreuses rencontres à Bali, les responsables de cette ONG n’ont rien anticipé sur notre arrivée, et le projet est devenu un vrai casse-tête administratif… Refus de Jakarta de soutenir le projet, non communication avec les autorités locales, impossibilité de s’engager avec nous sur le terrain… nous avons donc été lâché quelques jours avant le départ prévu.

Lagune d'AyauHeureusement, dès les premières images du film de Nusa Penida, les responsables de Conservation International nous avaient proposé un projet encore plus ambitieux. Venir faire un film sur les communautés et les écosystèmes des îles de Raja Ampat, en Papouasie.
L’endroit est connu pour posséder la plus grande biodiversité au monde. Les découvertes de nouvelles espèces de poissons ou de coraux y sont fréquentes. Il est question de classer cet archipel au patrimoine mondial de l’humanité.
Les communautés traditionnelles vivant en auto suffisance sur ces îles subissent depuis une vingtaine d’années l’arrivée rapide des « chasseurs de ressources ». Exportations de poissons, de tortues, de bois, de nickel…
Pecheur d'AyauAvant qu’il ne soit trop tard, un impressionnant programme de préservation à été mis en place par CI, TNC et le WWF. Celui-ci semble utiliser les coutumes traditionnelles de gestion des ressources naturelles pour développer un réseau d’Aires Marines Protégées.
C’est tout cela que nous allons découvrir au cours du mois et demi que nous allons passer ici.
Il s’agit également de mettre en image l’extraordinaire richesse sous-marine de ces îles à travers des films pédagogiques pour les écoles dans les villages insulaires.

Voilà, nous pourrions vous parler de tout cela pendant des heures, mais le prochain départ pour une quinzaine de jours dans l’archipel se prépare. Nous tenterons d’envoyer des films à notre retour.

Merci à tous les contributeurs de commentaires sur le site. Cela fait toujours plaisir de recevoir un petit message de l’autre coté de la planète !

Enfants d'AyauÀ bientôt

Cécile & Sébastien (Lire la suite…)

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26
mar
2009
--

Cérémonie hindouiste à Nusa Penida

Carnet de voyage

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En Indonésie, 80% de la population est de conviction musulmane et seulement 2% sont hindouistes. A Nusa Penida comme à Bali, ces proportions sont inversées et c’est la culture balinaise, imprégnée par la religion hindoue qui rythme les journées.

Pour ce deuxième carnet de voyage, nous vous emmenons au cœur d’une cérémonie religieuse à Nusa Lembogan.

Ecrit par Sébastien & Cécile dans : Les Carnets de Voyage | Tags : , ,
24
mar
2009
3

Carangues et Serpent de mer

Rencontres sous-marines

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Le banc de carangues à gros yeux

Encore appelée Caranx sexfasciatus, ce nom lui vient des six ou sept bandes noires verticales qu’on peut voir sur le corps du poisson.
Vivant en bancs importants, ce poisson passe le plus clair de son temps à nager entre deux eaux à la recherche de nourriture. Il se rencontre près des récifs coralliens et des plages.
Cette carangue a le corps allongé de couleur bleu-vert sur le dessus et argenté en dessous ; elle est reconnaissable à ses gros yeux, au point noir qui surplombe l’ouverture des branchies et la ligne latérale noire sur sa partie postérieure.
La carangue a gros yeux peut atteindre 1mètre de long ; on la trouve jusqu’à 60m de profondeur.
C’est probablement pour se nettoyer que tour à tour, elles rejoignent en piqué le sable pour s’y frotter.

(Source : histoire naturelle des poissons de Cuvier et Valenciennes et fishbase.org)

Le tricot rayé

(Laticauda colubrina ou laticaudata)

C’est un des serpents de mer les plus connus, et pour cause, c’est le plus venimeux. Une morsure pourrait tuer jusqu’à 10 personnes, heureusement il n’est pas du tout agressif envers les plongeurs.
Ce serpent a le corps de couleur bleu-gris avec des bandes noires sur tout son long. Sa queue s’est aplatie lors de son adaptation au milieu sous-marin pour faciliter la nage. Il se rencontre plutôt à terre, au bord de mer ou sur les îlots et s’immerge pour s’alimenter. Sur le fond, il rampe tranquillement à la recherche de nourriture et passe sa tête entre les coraux pensant y trouver petits poissons ou anguilles.
Pour remplir d’air ses longs poumons, il n’a besoin de remonter à la surface que toutes les quinze minutes pour à peine une seconde.
Le spécimen que nous avons rencontré semble être une femelle, en effet, elles sont plus grandes que les mâles et peuvent atteindre 1m40.
Le tricot rayé mue toutes les deux à six semaines ; c’est pour lui une défense naturelle pour se débarrasser des parasites qui l’attaquent.

(Source : divegalery et Doris) (Lire la suite…)

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05
mar
2009
2

Les fermiers sous-marins

Vivre de la mer : la culture d’algue

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Traditionnellement la culture d’algues se faisait dans les régions côtières pour une consommation locale en particulier au Japon ou en Chine ; en Bretagne, elles étaient utilisées pour enrichir les sols.
Aujourd’hui ce sont les propriétés chimiques des composants de ses algues qui sont recherchées pour une utilisation à l’échelle internationale. L’Indonésie est ainsi le quatrième pays producteur d’algues cultivées et sa production a doublé depuis dix ans.

Nous avons appris que la Bretagne produisait bien plus d’algues en tonnages (toutes catégories confondues) que l’Indonésie. Cela nous paraît un peu bizarre lorsqu’on compare la surface de ces deux régions du monde.
Comment la Bretagne permet-elle à la France d’être le deuxième plus gros producteur d’algues au monde ? Une enquête s’impose pour les élèves qui nous suivent dans notre aventure…

(les commentaires sous l’article sont là pour nous donner la réponse) (Lire la suite…)

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25
fév
2009
4

Le poisson ballon et les charmeurs de serpent

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Voici deux rencontres que l’on souhaite vous faire partager :

Le poisson-ballon

Le poisson-ballon peut atteindre 50cm de long. Sa coloration est grise, avec des gros points blancs, devenant plus petits et plus nombreux sur les individus âgés. Il se rencontre jusqu’à 50m de profondeur.
Ce poisson a un excellent moyen de défense. En cas d’attaque, il a la faculté de remplir d’air ou d’eau des poches stomacales ; il ressemble alors à un ballon d’où émergent seulement la queue, les yeux et la bouche.
L’autre particularité du poisson-ballon est la présence d’un bec puissant formé par des dents en partie soudées.(en cas de choc, les dents repoussent en quelques semaines).

Comme tous les poissons de cette famille, cette espèce contient une toxine potentiellement mortelle dans la peau et les organes internes.
Au Japon, seuls les cuisiniers disposant d’une licence accordée par l’État sont autorisés à préparer ce plat considéré comme très raffiné

Les poissons-ballons se différencient des diodons (poisson porc-épic), qui eux ont le corps couvert d’épines plaquées, mais qui se redressent lorsque le poisson se gonfle, les faisant alors ressembler à un porc-épic, ou un oursin géant.

Il semblerait que le spécimen que nous avons rencontré soit Arothron hispidus.

(Source : Doris)

Les anguilles jardinières

Encore appelées hétérocongres, anguilles de jardin ou anguilles tubicoles, ces poissons font jusqu’à une quarantaine de centimètres maximum et une quinzaine de millimètres de diamètre environ. Ils ont la particularité de vivre à demi enfouis dans un tunnel vertical et ne sortent jamais complètement de leur trou, même pour se reproduire. Au moindre mouvement, ils se cachent entièrement dans des conduits solides enduits de mucus, la queue en premier.

La tête en avant, ils capturent le zooplancton apporté par le courant grâce à leur bouche retroussée. Ils vivent dans des colonies (appelés jardins) atteignant souvent des centaines d’individus, généralement disposés à égale distance les uns des autres. Les colonies d’hétérocongres sont toujours plantées sur des pentes sablonneuses exposées au courant, de sorte qu’ils peuvent constamment capturer leurs proies, mais toujours à l’abri des vagues.

Nous avons rencontré deux colonies différentes.

  • Heterocongre hassi, l’anguille jardinière tachetée
  • Heteroconger perissodon, qui a un point blanc au niveau du cou.

(Source : Wikipédia, Fishbase.org, Conservation International) (Lire la suite…)

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12
fév
2009
8

Les pieds dans l’eau

Ecosystème : La mangrove

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Voici un sujet tout frais sorti des eaux de l’archipel de Nusa Penida… non pas des eaux cristallines de la barrière de corail mais de celles de la mangrove.
Cet écosystème peu connu est fondamental pour le récif et les herbiers souvent à proximité, mais aussi pour l’Homme. Ces forets marines sont autant de poumons pour notre Terre.

À l’heure actuelle, même si des programmes de replantation existent, la mangrove est menacée partout dans le monde. En Indonésie en particulier, c’est déjà 20% de sa surface qui a disparu en moins de 15 ans (World rain forest movement).

Pour ce tournage, c’est d’abord en pirogue pour l’admirer du dessus, puis en palme-masque-tuba dans trente centimètres d’eau pour l’apprécier du dessous, que nous avons filmé la mangrove de Nusa Lembogan. Le tournage s’est poursuivi dans celle de Bali pour vous en révéler un autre visage.
Pour ceux qui restent sur leur faim, ce sujet sera completé par un reportage sur le programme de conservation de l’archipel.

Bon visionnage (Lire la suite…)

Ecrit par Sébastien & Cécile dans : Ecosystème | Tags : , , , , , , ,
11
fév
2009
5

Découverte de Nusa Penida

Voilà déjà presque deux mois que nous sommes en Indonésie.
Pêcheur de crabeLes premières semaines passées pour découvrir l’île et s’acclimater sont déjà loin. On ne parle pas encore indonésien couramment, mais chaque rencontre est l’occasion d’enrichir notre vocabulaire.

Interview à Nusa PenidaDepuis début janvier nous travaillons avec Iwan Dewantama sur le premier projet de film pour Conservation International. Nous avons été ainsi trois semaines sur l’archipel de Nusa Penida pour enchaîner les tournages terrestres et sous-marins. (Pour visualiser la carte de l’archipel sur Google earth, cliquer ICI)

Sur les trois îles que compte l’archipel, Lembogan est la plus facile d’accès et la seule à posséder une infrastructure touristique. Elle est reliée par un petit pont suspendu à Nusa Ceningan, elle-même séparée de la grande Nusa Penida par un chenal étroit et très profond (300 m). Sur ces trois îles, la pêche et la culture d’algues se pratiquent sur toutes les zones côtières qui le permettent.

Culture d'alguesA Nusa Lembogan nous avons découvert la culture des algues sur le platier grâce à Ketut et Wayan. La rencontre avec ce couple nous a permis de comprendre toutes les étapes de cette culture (préparation des boutures, mise à l’eau, récolte, séchage). Bien que d’introduction récente, les algues sont très largement cultivées sur l’archipel et représentent environ 80% des ressources des familles.

Sur l’île de Nusa Penida, c’est à la rencontre des pêcheurs que nous sommes allés. Avec leur prao à voile, ils vont pêcher soit au filet près des côtes, soit à la palangre pour les poissons des grands fonds. Ces pêcheurs ne sortent pas en mer tous les jours, loin de là ! Ils adaptent leurs sorties au calendrier balinais, un des plus complexes au monde, qui leur indique les jours les plus favorables.

Tournages sous-marinsEnfin, les premières séquences sous-marines dans le Triangle de Corail sont dans la boite ! Situées entre l’Océan Pacifique et l’Océan Indien (30 cm de différence entre les deux océans), l’Indonésie est traversée par un courant marin particulièrement fort et les îles de Nusa Penida se trouvent sur son passage. Les plongées (17 au total) sont donc pour la plupart des dérivantes où poissons et plongeurs se retrouvent emportés le long du récif qui défile à grande vitesse. La diversité de la faune et de la flore sous-marine autour de l’archipel est prodigieuse. Cependant, alors que des centaines de petits poissons colorés s’agitent sur les têtes de corail, les absents sont bien les grands poissons qui ne résistent sans doute pas à un prédateur humanoïde bien connu. Nous avons ainsi eu du mal à les filmer…

C’est lors de la traversée vers l’archipel de Nusa Penida que la première avarie s’est déclarée pour le projet Symbiose. Un bateau surpeuplé, un orage et la forte pluie qui l’accompagne, une caisse qu’on croyait étanche mais qui ne l’était pas et notre ordinateur portable (station de montage pour les films) s’est trouvé partiellement noyé. Le séchage patient dont il a fait l’objet n’a pas suffi ; la corrosion a attaqué la carte mère et l’ordinateur n’était pas réparable. Ce souci nous a bien retardé dans le montage des films, mais grâce à l’efficacité de la compagnie d’assurances (AXA – Cabinet Lafont) et à quelques bonnes relations en Bretagne, ce n’est qu’un mauvais souvenir. Depuis, notre équipe a acquis une nouvelle station de montage et une housse étanche.

De retour sur l’île des Dieux, nous avons repris la réflexion autour du scénario et du montage du film pour CI. Il s’agit de réaliser un film qui sort des standards de production des ONG environnementales.  L’objectif  n’est pas de faire la promotion d’un programme de conservation mais de susciter la réflexion des communautés locales autour de l’avenir qu’ils souhaitent pour leur île. C’est passionnant de réfléchir à ces idées avec des indonésiens qui partagent globalement notre conception de l’action  environnementale. Quelques tournages d’interviews seront encore nécessaires pour finaliser le film.

Visioconférence à GroixLes élèves de CM1 et de CM2 de l’école St Tudy à Groix nous ont retrouvé pour une deuxième visio-conférence le jeudi 5 février. La magie d’Internet nous a permis de répondre à leur questions pendant plus d’une heure. Prochain rendez-vous en mars.

En attendant d’autres images du récif et de ses habitants, vous trouverez sous «Rencontres sous-marines» un film sur la raie manta, une de nos plongées favorites.
Au chapitre «Ecosystème», nous venons de mettre en ligne notre premier dossier sur la mangrove.

A suivre prochainement, un portrait de Ketut & Wayan, cultivateurs d’algues, d’autres «Rencontre sous-marines» et un «Carnet de voyage» dans une cérémonie religieuse.

Cécile & Sébastien (Lire la suite…)

Ecrit par Sébastien & Cécile dans : Actu projet | Tags : , ,

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