09
juin
2009
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Rascasses et razor-fish

Rencontres sous-marines

Video symbiose 4

Rascasse à antennes (Pterois antennata)

On trouve cette espèce sur les récifs, tapie dans l’ombre des grottes et des crevasses le long des tombants. C’est un poisson calme, serein qui cache un appétit féroce. Sa grande bouche lui permet de gober poissons et crustacés mal aventurés. Il chasse la nuit en ouvrant brusquement la bouche, il crée une aspiration d’eau violente qui entraîne sa proie.
La tête du poisson-scorpion est hérissée d’épines de même que l’extrémité de ses nageoires ; à la base de chacune d’elles se trouvent des glandes venimeuses.
Lors de la période de reproduction, les mâles arborent des couleurs plus foncées et leurs bandes s’estompent tandis que les femelles deviennent plus pâles. Après une cour initiée par le mâle le couple remonte vers la surface et la femelle libère plusieurs milliers d’œufs que le mâle fertilise avec sa laitance.
Les spécimens que nous avons vu font 20cm de long mais dans la famille des rascasses il existe beaucoup de types différents, leur taille peut atteindre jusqu’à 40cm.

(Source: Reefkeeper, vieoceane)

Razor fishes (Aeoliscus strigatus)

Ce poisson que l’on trouve en banc dans les Océans Indien et Pacifique a la curieuse façon de nager à la verticale, la tête vers le bas. Tout le banc évolue en nage synchronisée principalement entre 3 et 20m de profondeur.
Malgré son nom inquiétant, il est complètement inoffensif ; son nom vient du fait qu’il ressemble à une lame de rasoir. En effet, le corps de ces poissons est particulièrement plat et rigide tel une armure. Comme les hippocampes, qui sont de la même famille, ils ne peuvent onduler pour avancer, alors à la place ils planent grâce à leur nageoire caudale.
Ce poisson se nourrit essentiellement de zooplancton. Pour cela il évolue dans des zones d’herbiers sablonneuses ou de récif où il trouve à se camoufler facilement : branches de gorgones, autour de comatules ou mieux dans les oursins diadèmes.
Sa taille maximale est de 15cm.

(Source : zipcodezoo, fishbase)
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Ecrit par Sébastien & Cécile dans : Rencontres sous-marines | Tags : , , , ,
25
fév
2009
4

Le poisson ballon et les charmeurs de serpent

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Voici deux rencontres que l’on souhaite vous faire partager :

Le poisson-ballon

Le poisson-ballon peut atteindre 50cm de long. Sa coloration est grise, avec des gros points blancs, devenant plus petits et plus nombreux sur les individus âgés. Il se rencontre jusqu’à 50m de profondeur.
Ce poisson a un excellent moyen de défense. En cas d’attaque, il a la faculté de remplir d’air ou d’eau des poches stomacales ; il ressemble alors à un ballon d’où émergent seulement la queue, les yeux et la bouche.
L’autre particularité du poisson-ballon est la présence d’un bec puissant formé par des dents en partie soudées.(en cas de choc, les dents repoussent en quelques semaines).

Comme tous les poissons de cette famille, cette espèce contient une toxine potentiellement mortelle dans la peau et les organes internes.
Au Japon, seuls les cuisiniers disposant d’une licence accordée par l’État sont autorisés à préparer ce plat considéré comme très raffiné

Les poissons-ballons se différencient des diodons (poisson porc-épic), qui eux ont le corps couvert d’épines plaquées, mais qui se redressent lorsque le poisson se gonfle, les faisant alors ressembler à un porc-épic, ou un oursin géant.

Il semblerait que le spécimen que nous avons rencontré soit Arothron hispidus.

(Source : Doris)

Les anguilles jardinières

Encore appelées hétérocongres, anguilles de jardin ou anguilles tubicoles, ces poissons font jusqu’à une quarantaine de centimètres maximum et une quinzaine de millimètres de diamètre environ. Ils ont la particularité de vivre à demi enfouis dans un tunnel vertical et ne sortent jamais complètement de leur trou, même pour se reproduire. Au moindre mouvement, ils se cachent entièrement dans des conduits solides enduits de mucus, la queue en premier.

La tête en avant, ils capturent le zooplancton apporté par le courant grâce à leur bouche retroussée. Ils vivent dans des colonies (appelés jardins) atteignant souvent des centaines d’individus, généralement disposés à égale distance les uns des autres. Les colonies d’hétérocongres sont toujours plantées sur des pentes sablonneuses exposées au courant, de sorte qu’ils peuvent constamment capturer leurs proies, mais toujours à l’abri des vagues.

Nous avons rencontré deux colonies différentes.

  • Heterocongre hassi, l’anguille jardinière tachetée
  • Heteroconger perissodon, qui a un point blanc au niveau du cou.

(Source : Wikipédia, Fishbase.org, Conservation International) (Lire la suite…)

Ecrit par Sébastien & Cécile dans : Rencontres sous-marines | Tags : , , , , ,
03
fév
2009
9

Mantas on the rock

Rencontres sous-marines

C’est au pied des falaises rocheuses de la côte Sud de Nusa Penida que nous les avons rencontrées. La première est apparue dans son vol majestueux à quelques mètres derrière Cécile. Puis plusieurs se sont retrouvées pour nous présenter leur dernière chorégraphie.
Là, par 5m de fond, les raies mantas vont et viennent autour d’une roche qui est en fait une station de nettoyage où des labres et des poissons papillons en pagaille se chargent de leur faire une beauté.
Pour en approcher une ? Il suffit d’attendre et c’est elle qui s’approchera pour jeter un coup d’œil à qui vous êtes…

La raie manta est la plus grande d’entre toutes les raies. Elle peut atteindre une envergure de 7 m  et un poids de 1400 kg.
Il s’agit d’un poisson cartilagineux qui se nourrit de plancton ou de petits poissons. La raie manta dirige ses proies  grâce à ses cornes céphaliques vers sa gueule grande ouverte. L’eau est filtrée puis ressort par les ouïes ventrales; les animaux les plus petits sont gardés pour être mangés.

Sa grande taille, sa vitesse lente et le fait qu’elle préfère les eaux de surface en fait une proie facile. Selon le WWF, cet animal pélagique est pêché, entre autre, en Indonésie. Cela peut se faire de façon ciblée ou par hasard dans les filets, pour le pêche au thon par exemple. La récente demande pour leurs ailerons, leur foie ou leurs branchies, utilisés en médecine traditionnelle chinoise, ont augmenté la pression de pêche sur cette espèce.

A Nusa Penida, il n’y a pas de pêche volontaire de la raie manta. Ce sont principalement les plongeurs ou apnéistes qui la recherchent jusqu’à vouloir malheureusement, parfois s’y accrocher.

Ce petit vol avec les mantas est le premier numéro des “Rencontres sous-marines” qui ont pour but de faire découvrir en image une ou plusieurs espèces des fonds sous-marins indonésiens. A suivre prochainement, une découverte de la mangrove et un film sur la culture d’algue sur le platier.

Bon visionnage. (Lire la suite…)

Ecrit par Sébastien & Cécile dans : Rencontres sous-marines | Tags : , , , , ,

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